Maroc bourse

Forum sur la bourse de Casablanca
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Excellent résultat des sociétées de bourse

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Excellent résultat des sociétées de bourse   Dim 1 Avr - 7:08

Sociétés de Bourse, après la pluie le beau temps !



Lors de la crise boursière passée (1998-2002), le secteur qui a le plus laissé de plumes est certainement celui de l'intermédiation boursière. Les ressources de ces sociétés, tirées essentiellement des commissions d'intermédiation, de placements et des dividendes perçus de la Bourse de Casablanca, dont elles sont les seules actionnaires, ne cessaient de fondre au fur est à mesure que la crise s'accentuait et que les investisseurs faisaient leurs arbitrage en faveur des placements de refuge (immobilier, produits de taux, produits classiques bancaires, etc.). «Les commissions étant fonction de l'évolution du marché, la faiblesse des volumes échangés avait fini par pousser les intermédiaires de la place à une concurrence acharnée avec comme conséquence une tendance baissière des commissions d'intermédiation», explique Abdelaziz Lahlou, analyste chez Attijari Intermédiation. Ainsi, en 2002, bien que les plafonds règlementaires des commissions aient été fixés sur le marché actions à 0,6 %, les taux effectifs ont varié dans une fourchette comprise entre 0,05 % à 0,39 %.
Conséquence, le chiffre d'affaires cumulé des 15 sociétés de Bourse de l'époque est tombé à 64 MDH en 2002. Parallèlement, et face à des charges difficilement incompressibles (salaires des analystes et commerciaux, frais Maroclear et autres charges de fonctionnement), les pertes du secteur ne cessaient de s'accumuler. Ainsi, et après avoir essuyé une perte de -16 MDH en 2001, les intermédiaires du marché enregistraient un nouveau revers en 2002 avec un déficit sectoriel de -13 MDH. Outre la baisse des revenus des commissions consécutives à la chute des tarifs des sociétés de Bourse, les déficits du secteur ont été aggravés par la dépréciation des titres que les sociétés de Bourse détenaient en portefeuille du fait de la baisse généralisée des cours boursiers de la quasi-totalité des sociétés cotées.

Marché concentré

«Pour faire face à cette situation, certaines sociétés de Bourse ont développé d'autres activités tels le conseil en opérations financières, le dépositaire, etc.», ajoute M. Lahlou. Toutefois, cette diversification n'a pas été globalement d'un grand secours du fait que le moral des investisseurs était atteint et les évolutions de certaines valeurs (Général Tire, BNDE, etc.) n'ont pas arrangé la situation. Du coup, certains intermédiaires non affiliés à des structures solides ont fini par lâcher du lest. Ainsi, l'agrément City Bourse a été retiré suite à sa décision de mise en liquidité et la société de bourse Magfin a changé de mains et est devenue Finergy. Les autres intermédiaires ayant survécu ont entrepris des opérations de restructurations draconiennes, notamment en taillant sur leurs effectifs. Conséquence, à fin 2001, la profession ne comptait que 151 salariés contre 180 une année auparavant et beaucoup plus avant le déclenchement de la crise. Après cette longue traversée du désert, et grâce à la reprise du marché boursier, de l'impact des nouvelles introductions en Bourse et de la hausse des volumes synonyme de plus de commissions, les brokers de la place ont commencé à entrevoir l'avenir avec beaucoup plus de sérénité et se sont engagés dans d'importants investissements en ressources humaines (analystes financiers et commerciaux notamment) et matérielles pour tirer pleinement profit de la conjoncture boursière bien orientée. Par ailleurs, et grâce à la hausse des volumes des transactions enregistrées au niveau du marché centrale actions et de l'arrivée de nouveaux émetteurs, le gâteau s'est élargi et la concurrence a baissé d'un cran avec un effet positif sur le niveau des tarifs des commissions qui ont remonté depuis. «Actuellement, les commissions d'intermédiation tournent dans une fourchette comprise entre 0,3 % et 0,9 %, même si parfois et pour une catégorie de clients, elles peuvent tomber jusqu'à 0,2 %», fait remarquer M. Jalal Berrady. Concrètement, poursuit-il, «les commissions sont analysées au cas par cas et dégressifs selon le volume des transactions et la dynamique du client».
Preuve que la traversée du désert est réelle pour toutes les entreprises du secteur, ceux-ci ont généré un chiffre d'affaires 156,9 MDH en 2005. Le marché reste tout de même très concentré. Une poignée d'intermédiaires contrôle l'essentiel des transactions. En 2005, CFG Marchés, Attijari Intermédiation et BMCE Capital Bourse ont réalisé environ 60 % du chiffre d'affaires des 13 sociétés de Bourse de la place. Notons également que l'activité de courtage demeure prépondérante avec 70 % du chiffre d'affaires du secteur. Sur ce segment, Attijari Intermédiation est leader avec 28 % de parts de marché en 2005, devant CFG Marchés et BMCE Capital Bourse avec des parts respectives de 18 % et 15 %. Et pour 2006, Attijari Intermédiation revendique une part de marché d'environ 40 % au niveau du courtage, ce qui fait d'elle le leader incontesté du marché Parallèlement à la hausse du chiffre d'affaires, le résultat net des sociétés de Bourse s'est amélioré au cours de ces dernières années dans le sillage de la dynamique du marché boursier. Ainsi, leur bénéfice net s'est élevé à 82,3 MDH en 2005 en hausse de 19 % par rapport à celui de l'exercice précédent. Celui de l'exercice 2006 devrait encore être meilleur sachant que sur le marché central actions, le volume a progressé de 212,85 % par rapport à 2005 pour atteindre un niveau record de 117,38 milliards de dirhams et que 10 introductions en Bourse sont venus densifier la corbeille casablancaise permettant à certaines entreprises d'engranger des commissions de placement conséquentes.

De nouveaux brokers arrivent

Du coup, le marché commence à aiguiser l'appétit de nouveaux opérateurs aussi bien nationaux qu'étrangers. Ainsi, «Wafa Bourse a obtenu un agrément pour la bourse on-line à haute échelle et à procéder à des investissements importants pour les opérations de front & back office avec un objectif affiché d'être à la hauteur des besoins des investisseurs», fait remarquer M. Berrady. Outre Wafa Bourse, Alma Finance Groupe de la famille Megzari a également obtenu l'agrément des autorités de tutelle pour exercer l'activité d'intermédiation. Par ailleurs, des brokers étrangers s'intéressent de plus en plus à la place casablancaise. C'est le cas du Groupe Oto & Cie et Tunis Valeur qui sont venues prospecter le marché qui semble receler encore d'énormes potentialités de croissance étant donnée les perspectives intéressantes d'introductions en Bourse au programme en 2007 et la dynamique enregistrée depuis le début de l'année.
Revenir en haut Aller en bas
 
Excellent résultat des sociétées de bourse
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» affaire Kerviel - Société Générale/ perte de 4.9 milliards d'euros
» un excellent résumé du travail du Gata
» Nom de société
» Société à vendre
» nouvelle société

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Maroc bourse :: Bourse de Casablanca :: Actualité de la bourse de Casablanca-
Sauter vers: